Recommander mieux : 52 % des familles trouvent leurs activités via le personnel de l'hébergement

Recommander mieux : 52 % des familles trouvent leurs activités via le personnel de l'hébergement

3 juin 2026 3 min de lecture
52 % des familles trouvent leurs activités via le personnel de l'hébergement. Pourquoi le conseil d'accueil reste le premier canal de vente sur place.
Recommander mieux : 52 % des familles trouvent leurs activités via le personnel de l'hébergement

Le premier rayon de vente est votre comptoir d'accueil

Une fois sur place, 51,9 % des familles s'appuient sur les recommandations orales (réceptionniste, locaux) pour choisir leurs activités. C'est le support numéro un, devant Google Maps (47,5 %) et le site mobile de l'office de tourisme (42,2 %). Le document papier ou la carte pèse encore 37,7 %, les réseaux sociaux géolocalisés 15,8 %. Autrement dit, le conseil humain et le support papier cumulent près de 90 % de l'usage en séjour, là où le réservataire investit pourtant l'essentiel de son énergie sur le digital avant l'arrivée.

La cause est structurelle : en vacances, la famille est en charge mentale élevée (logistique enfants, météo, fatigue) et cherche une réponse rapide, contextualisée et de confiance. Le réceptionniste qui connaît la région bat l'algorithme parce qu'il filtre selon l'âge des enfants, le temps qu'il fait et le budget restant. Le digital propre à l'hébergeur, lui, ne capte presque rien : le roadbook numérique fourni plafonne à 9,7 %, l'application de l'hébergement à 5,1 %. La technologie in-stay est à ce stade un faux investissement pour la cible famille.

Le conseil comme levier de marge

La conséquence commerciale est directe. Si 52 % de vos clients choisissent leurs activités grâce à vos recommandations, chaque suggestion orale est un acte de vente potentiel. Un réceptionniste qui propose un prestataire partenaire (excursion, location de vélo, atelier culinaire) oriente la dépense hors hébergement sur un canal que l'hébergeur contrôle. Le marché adressable est important : les familles consomment en moyenne deux à trois activités payantes par séjour, pour un montant de 50 à 150 € par activité. L'hébergeur en capte zéro s'il ne recommande pas, et le canal existe déjà et fonctionne.

Le frein n'est pas la demande, il est interne : le conseil reste informel, non outillé et non monétisé. Formaliser des accords d'apporteur d'affaires avec quelques partenaires triés, puis tracer les réservations issues de l'accueil, transforme une conversation de comptoir en marge.

Supports utilisés sur place par les familles - Baromètre 2026

Former l'accueil, le meilleur ROI de 2026

L'implication opérationnelle est nette : tout collaborateur d'accueil devrait pouvoir citer au moins cinq activités famille classées par âge, par météo et par budget. Ce socle de cinq recommandations actionnables coûte une demi-journée de formation et alimente directement le support le plus utilisé par les clients.

  • Bâtir une fiche de cinq activités famille (intérieur, extérieur, gratuit, payant, petite enfance contre ados).

  • Actualiser cette fiche chaque saison et la faire connaître à tout le personnel, pas seulement à la réception.

  • Contractualiser une commission avec deux ou trois prestataires locaux pour monétiser le conseil.

Le papier, lui, ne mérite pas d'être abandonné. À 37,7 %, c'est le second support on-site. Un leaflet curé, avec cinq idées triées par âge et par météo, posé en chambre, remplace avantageusement un QR code que personne ne flashe. La digitalisation du conseil sur place bute sur un fait massif : les familles préfèrent la voix et le papier au moment où elles ont le plus besoin d'aide. L'investissement le plus rentable n'est donc pas l'écran mais le collaborateur formé, et le support papier qu'il n'a même pas besoin d'ouvrir lui-même. Reste enfin un signal à ne pas négliger : 10,7 % des familles déclarent n'utiliser aucun support particulier sur place. Ce sont des clients qui décident au feeling, donc captables par le seul conseil spontané d'un personnel proactif, à condition que celui-ci ouvre la conversation au lieu d'attendre la question.

Ce que cela dit du métier

La donnée renverse une croyance répandue dans l'hôtellerie : la valeur perçue en séjour ne se joue pas dans l'investissement technologique, mais dans la compétence locale du personnel de contact. Tant que 90 % de la décision d'activité passe par l'oral et le papier, déléguer ce conseil à un écran revient à laisser de côté à la fois une marge et la seule expérience que la plateforme ne sait pas répliquer : un humain qui connaît son territoire.

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